L'universitaire suédo-iranien Ahmadreza Djalali, condamné à mort pour espionnage en Iran où il est détenu à la prison d'Evin à Téhéran, affirme que les prisonniers ont été laissés enfermés sans nourriture après les frappes américano-israéliennes, a déclaré mercredi son épouse à l'AFP.
Vida Mehrannia a expliqué avoir pu parler «pendant deux minutes» mardi au téléphone avec son époux, actuellement détenu dans une unité médicale de cette prison tristement célèbre.
«J'ai un court appel avec Ahmadreza hier et il m'a dit qu'ils n'ont pas de nourriture, la situation est vraiment mauvaise et ils ont peur de ce qui va arriver», a-t-elle ajouté.
Son mari lui a dit que les gardes étaient toujours à l'extérieur de la prison «mais qu'à l'intérieur, ils avaient verrouillé la porte et étaient partis», a-t-elle poursuivi, disant ne pas savoir combien il y avait de gardes à l'extérieur du bâtiment.
Les prisonniers n'ont plus que du pain à manger, a-t-elle expliqué.
Selon son épouse, depuis le début des attaques américano-israéliennes près de la prison, M. Djalali lui a confié que les détenus se sentaient «désespérés» et «très stressés».
Ahmadreza Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence qui résidait en Suède, avait été arrêté en 2016 puis condamné en 2017 pour intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, et pour avoir transmis des renseignements sur deux responsables du programme nucléaire iranien, contribuant ainsi à leur assassinat entre 2010 et 2012.
De nationalité iranienne Lorsqu'il a été condamné, il s'est vu octroyer la nationalité suédoise pendant sa détention.
Victime d'une crise cardiaque l'année dernière, il a depuis été transféré à l'infirmerie de la prison.
En juin, la prison d'Evin, un vaste complexe fortement fortifié situé au nord de Téhéran, avait été touchée par une frappe israélienne qui a endommagé certaines parties du bâtiment.
AFP



Commentaires