À la suite d’une attaque iranienne contre la base britannique d’Akrotiri à Chypre, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé mardi l’envoi d’un navire de guerre et de moyens antidrones pour protéger les bases militaires britanniques sur l’île. En parallèle, la France va déployer une frégate équipée de systèmes antimissiles et antidrones à Chypre, a annoncé le gouvernement chypriote. «Nous poursuivons nos opérations défensives et envoyons des hélicoptères dotés de capacités de lutte antidrones, ainsi que le HMS Dragon, un destroyer lance-missiles, dans la région», a déclaré Starmer sur X. Il a réaffirmé l’engagement du Royaume-Uni pour la sécurité de Chypre et de son personnel militaire. Le HMS Dragon est l’un des six destroyers de type T45 de la Royal Navy, équipés de missiles guidés. Dans la nuit de dimanche à lundi, un drone iranien a touché la piste de la base d’Akrotiri, tandis que deux autres drones ont été interceptés. La frappe n’a fait aucune victime et n’a provoqué que de légers dégâts matériels. Selon une source chypriote, les drones auraient été lancés depuis le Liban, probablement par le Hezbollah, allié de l’Iran. L’Allemagne aurait formulé une «première réponse positive», tandis que la Grèce a déjà envoyé deux frégates et des avions F-16. D’autres pays devraient également apporter leur soutien. Contacté par l’AFP, l’état-major français n’a pas souhaité commenter. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran et des représailles iraniennes, le Royaume-Uni mène des opérations défensives depuis sa base d’Akrotiri, avec notamment des systèmes de défense anti-aérienne et antidrones, des radars et des avions F-35. Le gouvernement chypriote a demandé des garanties pour que les bases britanniques sur son territoire ne soient utilisées qu’à des fins humanitaires. «Chypre n’a pas participé, et ne participera pas, à une quelconque opération militaire», a affirmé Konstantinos Letymbiotis, porte-parole du gouvernement. AFP
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