Le ministère américain des Transports appelle les navires commerciaux à «rester à l'écart» du Golfe en raison «d'importantes activités militaires» dans la région après les frappes des États-Unis et d'Israël sur l'Iran, a-t-il annoncé samedi.
Dans une notice publiée sur son site, le ministère demande aussi à «tous les navires commerciaux» liés aux États-Unis de «maintenir une distance de 30 milles nautiques par rapport aux navires militaires américains afin de réduire le risque d'être pris pour une menace».
Outre le Golfe, sont mentionnés le détroit d'Ormuz, le golfe d'Oman et la mer d'Arabie.
Plus tôt dans la journée, un responsable de l'une des principales associations d'armateurs dans le monde (Bimco) avait averti que «les navires ayant des liens commerciaux avec des intérêts américains ou israéliens sont plus susceptibles d’être ciblés».
Les bateaux déjà présents dans la zone devraient chercher refuge dans les eaux territoriales d'États neutres de la région, comme les Émirats arabes unis ou le Qatar, et certains pourraient aussi tenter de quitter complètement la zone, selon la même source.
La force navale de l'Union européenne Aspides, chargée entre autres de la protection des navires contre les attaques des houthis au Yémen, a appelé «le secteur maritime à rester vigilant et à garder à l'esprit que des attaques contre tous les navires ne peuvent être exclues».
La mission se dit «en état d'alerte maximale».
Le Golfe est un important lieu de passage pour le trafic maritime mondial, en particulier pour les navires chargés de pétrole. Environ 20% de la production mondiale d'or noir transite via le seul détroit d'Ormuz, qui relie le Golfe à l'océan indien.
Quelques pétroliers semblaient avoir fait demi-tour ou s'être arrêtés dans la matinée samedi alors qu'ils affichaient une destination de l'autre côté du détroit, selon le site spécialisé Marine Traffic.
Mais la zone reste loin d'être désertée.
L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a rapporté que des messages radios avaient «annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz».
«Ces informations ne peuvent être vérifiées de manière indépendante pour le moment» et de telles déclarations «ne sont pas juridiquement contraignantes», a-t-elle ajouté.
AFP



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