Des discussions techniques autour du nucléaire iranien auront lieu la semaine prochaine à Vienne, après les pourparlers indirects entre la République islamique et les États-Unis pour tenter d'éviter une guerre, selon un rapport confidentiel consulté par l'AFP vendredi.
«Des discussions techniques auront lieu à Vienne au cours de la semaine commençant le 2 mars 2026», d'après ce rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui sera remis aux membres de son conseil des gouverneurs qui se réunit à partir de lundi à Vienne.
Le rapport confirme que le directeur général Rafael Grossi avait participé aux pourparlers irano-américains des 17 et 26 février.
Les discussions de jeudi, à Genève, sous médiation omanaise, étaient perçues comme l'une des dernières chances pour éviter une guerre, alors que les États-Unis ont opéré leur plus important déploiement militaire au Moyen-Orient depuis des décennies.
Cependant, Washington a recommandé vendredi au personnel non essentiel de son ambassade à Jérusalem de quitter Israël, laissant présager la mise en œuvre de ses menaces de frappes.
L'AIEA a également appelé l'Iran à coopérer «de manière constructive» avec elle, soulignant «l'extrême urgence» de sa demande visant à vérifier l'ensemble de ses installations nucléaires.
«La perte, par l'agence, de la continuité des connaissances concernant l'ensemble des matières nucléaires précédemment déclarées dans les installations concernées en Iran doit être traitée avec la plus grande urgence», a écrit l'agence de l'Onu en charge de promouvoir l'usage pacifique de l'énergie nucléaire.
La situation dure depuis la guerre de 12 jours déclenchée le 13 juin par une attaque d'Israël contre l'Iran.
Selon un précédent rapport, au 13 juin, le total des réserves iraniennes d'uranium enrichi à 60 % – seuil proche des 90% nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire – s'élevait à 440,9 kg, soit une hausse de 32,3 kg par rapport au 17 mai.
La quantité de matière fissile, que l'AIEA n'a pas pu vérifier ces derniers mois, «est une source de préoccupation sérieuse et une question de conformité à l'accord de garanties» du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) auquel l'Iran adhère depuis 1970, avait souligné l'agence en novembre.
L'article III du TNP impose à chaque État non doté d’armes nucléaires de conclure un accord de garanties généralisées (AGG) pour permettre à l'AIEA de vérifier qu’il respecte l'obligation de ne pas utiliser l'énergie nucléaire à des fins autres que pacifiques.
Depuis la guerre de juin, les inspecteurs de l'AIEA n'ont pas été autorisés à accéder à des sites nucléaires cruciaux tels que Fordo et Natanz
AFP



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