Le principal candidat au poste de Premier ministre en Irak, Nouri al-Maliki, a rencontré vendredi le diplomate américain Tom Barrack, après avoir refusé de se retirer malgré les menaces des États-Unis de cesser leur soutien à Bagdad s'il revenait au pouvoir.
L'ambassadeur des États-Unis en Turquie et émissaire pour la Syrie s'est récemment rendu à plusieurs reprises en Irak pour rencontrer de hauts responsables.
Vendredi, il a été reçu par M. Maliki, a rapporté l'agence de presse officielle irakienne INA.
M. Maliki a souligné, lors de la rencontre, «la nécessité de respecter la souveraineté de l’Irak et la volonté de son peuple», selon un communiqué de son bureau de presse.
Il a également mis en avant «l’importance de soutenir le processus démocratique et de renforcer la stabilité politique», de même source.
Aucune information n'a été donnée sur le message convoyé par M. Barrack.
Le mois dernier, le président Donald Trump avait lancé un ultimatum: si M. Maliki, ancien chef du gouvernement perçu comme proche de l'Iran, était nommé Premier ministre, les États-Unis cesseraient d'aider l'Irak.
Plus tôt cette semaine, M. Maliki a affirmé à l'AFP qu'il ne retirerait pas sa candidature, soutenue par le Cadre de coordination - une alliance de factions chiites aux liens plus ou moins étroits avec l'Iran, majoritaire au Parlement - tout en cherchant à apaiser les inquiétudes de Washington.
Les autorités irakiennes se livrent depuis des années à un exercice d'équilibriste entre leurs deux alliés, les États-Unis et l'Iran, eux-mêmes farouches ennemis.
AFP



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