UE-Mercosur: l’Uruguay et l’Argentine ratifient l’accord commercial
Le commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique, Maros Šefčovič (à gauche), et le ministre paraguayen des Affaires étrangères, Rubén Ramírez Lezcano, se sont embrassés après la signature des documents, tandis que (de gauche à droite, à l’arrière) le président du Conseil européen Antonio Costa, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président paraguayen Santiago Peña et le président argentin Javier Milei assistaient à la cérémonie de signature de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, au Gran Teatro José Asunción Flores de la Banque centrale du Paraguay, à Asuncion, le 17 janvier 2026. ©Luis Robayo / AFP

L’Uruguay est devenu le premier pays à ratifier l’accord UE-Mercosur après un vote favorable jeudi à la Chambre des députés, au lendemain de l’approbation par le Sénat.

Quelques heures plus tard, l’Argentine a à son tour définitivement ratifié l’accord commercial entre le Mercosur et l’Union européenne, avec son approbation au Sénat, venant après celle des députés il y a deux semaines. L’Argentine devient ainsi le deuxième pays du bloc sud-américain à approuver l’accord signé en janvier avec l’Union européenne.

Le Brésil et le Paraguay, membres du bloc sud-américain avec l’Argentine et l’Uruguay, doivent également ratifier l’accord dans les prochains jours.

Le Parlement européen a lui saisi fin janvier la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier la légalité de ce traité de libre-échange, ce qui suspend le processus de ratification pendant un an et demi.

Mais la Commission européenne a le droit dans l’intervalle d’appliquer provisoirement cet accord.

L’Allemagne soutient ardemment sa mise en œuvre rapide, tout comme l’Espagne. Mais la France y est farouchement opposée, en raison de craintes pour son secteur agricole.

Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.

L’accord avec le Mercosur doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux, tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, de volailles, de sucre, de riz, de miel et de soja sud-américains.

 

AFP

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