Frontière libano-syrienne: discussions techniques pour fluidifier le passage des camions
Délégations libanaise et syrienne réunies au poste-frontière de Jdeidet Yabous pour discuter de la circulation des camions et de la fluidité des échanges commerciaux transfrontaliers. ©NNA

Une réunion conjointe libano-syrienne s’est tenue, lundi, au centre frontalier de Jdeidet Yabous, consacrée au suivi des discussions sur le mécanisme d’organisation de la circulation des camions entre les deux pays, à la lumière des récents développements liés aux procédures de transbordement.

Un accord libano-syrien provisoire avait été conclu, le 13 février, prévoyant la reprise normale du trafic des camions pour une durée limitée, dans l’attente d’un mécanisme permanent.

Cet accord visait à contenir les pertes économiques, fluidifier le trafic et rétablir les chaînes d’approvisionnement perturbées depuis le 7 février.

La délégation libanaise était conduite par le directeur général des Transports terrestres et maritimes, le Dr Ahmad Tamer, entouré de représentants de la Sûreté générale libanaise, des Douanes libanaises ainsi que des instances concernées par le secteur du transport.

Côté syrien, la réunion était présidée par le directeur général des Douanes syriennes, le Dr Khaled Al-Barrak, en présence des responsables du poste-frontière et des services compétents.

Les discussions ont pris une dimension essentiellement technique, abordant en détail les implications opérationnelles et économiques des mesures actuellement en vigueur. Le Liban a insisté sur la nécessité de «garantir la fluidité des chaînes d’approvisionnement et de préserver la rapidité du mouvement des marchandises au coût le plus réduit possible», dans le respect des intérêts des deux pays et conformément aux dispositions de l’accord bilatéral en vigueur.

Le Dr Tamer a présenté des données chiffrées officielles relatives au trafic des camions entre le Liban et la Syrie, mettant en lumière la nature des échanges commerciaux et le cycle opérationnel réel des véhicules de transport. Il a souligné que «l’approche libanaise repose sur des chiffres et des données objectives», dans le but d’aboutir à une solution équilibrée, préservant les intérêts des économies libanaise et syrienne.

De son côté, la partie syrienne a indiqué que les procédures actuellement appliquées resteraient en vigueur, tout en annonçant un élargissement du champ des exceptions pour certaines catégories de marchandises, en fonction de leur nature technique, afin d’atténuer l’impact sur certains secteurs.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les consultations techniques dans les prochains jours, avec pour objectif d’améliorer le mécanisme existant et de parvenir à une organisation plus fluide du transport transfrontalier, tenant compte des impératifs opérationnels et des considérations économiques communes.

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