Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi devant le Parlement qu'Israël vivait «des jours complexes et difficiles», en pleine escalade des tensions entre Washington et Téhéran après les menaces de Donald Trump d'une frappe limitée contre l'Iran.
«Nous traversons des jours très complexes et difficiles (...) Nul ne sait ce que demain nous réserve, nous restons vigilants, nous nous préparons à tout scénario», a déclaré M. Netanyahou.
Il a réitéré ses menaces adressées à l'Iran, affirmant que si «les ayatollahs commettent peut-être la plus grave erreur de leur histoire et attaquent l'État d'Israël, nous répondrons avec une puissance qu'ils ne peuvent même pas imaginer».
Téhéran a averti lundi que toute frappe des États-Unis, même limitée, le pousserait à riposter «avec férocité», après que Donald Trump a évoqué une telle option en Iran, théâtre de nouvelles manifestations étudiantes contre le pouvoir.
Le président américain, qui tente d'arracher à l'Iran un accord portant notamment sur le nucléaire, a ordonné un déploiement naval et aérien massif au Moyen-Orient.
Dans son intervention, M. Netanyahou a insisté sur l'alliance de son pays avec les États-Unis, qui selon lui «n'a jamais été aussi étroite».
«Entre l'armée israélienne et l'armée américaine, entre nos services de sécurité et les leurs, il n'y a jamais rien eu de comparable», a précisé M. Netanyahou.
En juin 2025, Israël et l'Iran se sont livrés une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël ayant visé en premier lieu le commandement militaire iranien ainsi que les lanceurs de missiles et les installations du programme nucléaire.
Les États-Unis s'étaient joints à l'offensive de leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens.
AFP



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