L'Irak et Chevron signent des accords pour l'exploitation du pétrole
Le logo de Chevron est affiché sur une station-service Chevron le 26 janvier 2022 à El Segundo, en Californie. La raffinerie fournit des carburants pour véhicules, dont de l’essence et du diesel, dans le sud de la Californie, ainsi que du kérosène pour les avions de l’aéroport international de Los Angeles (LAX). ©Patrick T. Fallon / AFP

Le groupe américain Chevron a signé lundi avec le gouvernement irakien des accords de principe portant sur le développement et l'exploitation de champs pétroliers, dont l'un était auparavant géré par le groupe russe Lukoil.

Les services du Premier ministre Mohammed Chia al-Soudani ont annoncé la conclusion de «deux mémorandums d'accord» avec Chevron.

L'un «concerne le transfert de la gestion du champ West Qurna 2», l'un des plus vastes gisements de pétrole au monde, jusque-là opéré par Lukoil, qui fait l'objet de sanctions internationales.

Un accord cadre a également été conclu entre Lukoil, Chevron et la compagnie nationale irakienne Basra Oil, pour transférer temporairement la gestion du site à cette dernière.

Basra Oil la cèdera ensuite à Chevron une fois les négociations terminées et les termes du contrat fixés, précise le communiqué, la société américaine disposant «des droits de négociation exclusifs pour une période d'un an».

Le second accord porte sur le développement du champ de Nasiriyah et de quatre sites d'exploration dans le sud du pays, ainsi que le gisement de Balad, dans la province de Salah ad-Din, au nord.

L'ambassadeur des États-Unis en Turquie et émissaire pour la Syrie, Tom Barrack, qui a visité l'Irak à plusieurs reprises ces derniers mois, a assisté à la cérémonie de signature.

Il a été présenté comme l'envoyé spécial des États-Unis en Irak par les services du Premier ministre irakien, même si ce titre n'a pas été confirmé à ce stade par Washington.

Après des décennies de conflits et de chaos, l'Irak a récemment regagné en stabilité, et les autorités espèrent attirer les investissements, notamment d'entreprises américaines, dans divers secteurs de l'économie, dont l'exploitation des réserves de pétrole.

Membre fondateur de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), l'Irak est fortement dépendant des ventes de brut qui représentent 90% des recettes budgétaires du pays.

AFP

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