Soutien à l’armée libanaise: Le Caire en prélude à la conférence de Paris
La conférence du Caire le 24 février constituera une étape préparatoire avant la conférence de Paris, prévue le 5 mars. ©Al Markazia

Une réunion préparatoire, prévue le 24 février au Caire, constituera la prochaine étape clé du processus international de soutien à l’armée libanaise, en amont de la conférence de Paris fixée au 5 mars.

Dans ce cadre, l’armée doit présenter, lors de cette réunion de coordination, ses besoins opérationnels et les formes de soutien nécessaires pour mener à bien sa mission de contrôle effectif de l’ensemble du territoire. Le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, y participera aux côtés de plusieurs responsables internationaux, dont le prince Yazid ben Farhane, l’envoyé du président Macron Jean-Yves Le Drian, le ministre d’État qatari Mohammed Al-Khulaifi, ainsi que l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa.

Cette rencontre intervient dans un contexte diplomatique soutenu, marqué par les débats internes autour du plan de l’armée visant à étendre le monopole de l’État sur les armes, notamment au nord du Litani. Lors de la dernière séance du Conseil des ministres, lundi, le général Haykal a présenté un exposé sur les différentes phases du plan, sans avancer de calendrier strict, soulignant que les délais restent liés aux concertations politiques et aux capacités opérationnelles de la troupe.

Suite à la séance ministérielle, les membres du Quintette ont rencontré le général Haykal à Yarzé, mercredi, afin d’obtenir des clarifications sur les obstacles rencontrés sur le terrain et sur les besoins concrets de l’armée.

Avant la conférence de Paris

L’armée libanaise se trouve aujourd’hui investie d’une double responsabilité: assurer la stabilité intérieure tout en rassurant ses partenaires internationaux quant à l’engagement du Liban sur la voie du rétablissement de sa pleine souveraineté.

Dans la perspective de la conférence de Paris, le président de la République, Joseph Aoun, a reçu une invitation officielle de son homologue français, Emmanuel Macron, pour coprésider cette rencontre consacrée au soutien de l’armée et des forces de sécurité intérieure. Si elle est mise à profit, cette conférence pourrait constituer un tournant en matière de mobilisation internationale, en renforçant la confiance envers l’institution militaire et en garantissant l’appui logistique et financier dont elle a besoin dans un contexte d’effondrement économique.

La séquence du Caire apparaît ainsi déterminante. Elle devra traduire les attentes politiques du Quintette en orientations concrètes, préciser les besoins militaires et baliser le terrain avant le rendez-vous parisien, dans un contexte où l’appui international reste étroitement lié à des avancées tangibles sur le plan interne.

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