Plongeurs de combat espagnols, chars amphibies turcs et hélicoptères sur la côte Baltique: environ 3.000 soldats de l'OTAN se sont livrés mercredi à un vaste exercice de débarquement dans le nord de l'Allemagne, en pleine tension avec Moscou.
Des soldats de la marine et des forces spéciales turques et espagnoles se sont entraînés à prendre la contrôle de la plage de Putlos, sous le regard du ministre allemand de la Défense Boris Pistorius.
«C’est précisément en mer Baltique que la situation sécuritaire s’est dramatiquement aggravée», dans un contexte de «menaces hybrides» russes, a-t-il déclaré.
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, cette zone maritime stratégique est de plus en plus ciblée par des sabotages, des cyberattaques, et d'opérations de déstabilisation imputées par les Occidentaux à Moscou.
L'exercice du jour montre que l'OTAN est «unie», «opérationnelle» et «sérieuse» en matière de dissuasion, a souligné le ministre.
Cela a aussi des effets «diplomatiques», alors que la Russie «tourne d'avantage ses forces armées vers l'ouest», a estimé l'inspecteur général de la Bundeswehr, Carsten Breuer.
L'objectif de ce débarquement est de déployer le plus rapidement possible des troupes sur le territoire de l'alliance militaire.
Car en cas d’urgence, la force de réaction de l'OTAN doit pouvoir mobiliser 40.000 soldats en l’espace de dix jours.
L'exercice de Putlos s'inscrit dans une large manœuvre de l'alliance militaire de janvier à mars, avec environ 10.000 soldats issus de onze pays de l'OTAN.
Aucun soldat américain ne participe aux exercices de la manœuvre, ce qui s'explique par la «rotation habituelle» entre alliés, assure M. Pistorius.
D'après le ministre, cela n'a rien à voir avec le refroidissement actuel des liens transatlantiques, sur fond de tensions géopolitiques, notamment sur le Groenland.
Mercredi à Putlos, 15 navires ont été déployés, selon l'OTAN, et deux Eurofighter de la Bundeswehr, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
Cinq plongeurs de combat et huit chars amphibies ont émergé de la mer Baltique pour rejoindre la côte, soutenus par des hélicoptères.
AFP



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