Raids israéliens: un membre du Hezbollah tué au Sud, quatre du Jihad islamique à la frontière syrienne
Véhicules incendiés après les frappes israéliennes lundi matin à Hanine ©Ici Beyrouth

Des frappes israéliennes menées ce matin ont visé deux véhicules — un 4x4 et une camionnette — dans la localité de Hanine, dans le caza de Bint Jbeil. Les deux véhicules ont été entièrement incendiés. La frappe a entraîné la mort d’un membre du Hezbollah, identifié comme Mohammad Tahssine Hassan.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué avoir «frappé un élément du Hezbollah dans la région de Hanine», au sud du Liban.

Par ailleurs, une force israélienne s’est infiltrée à l’aube aux abords des localités de Aïta el-Chaab et Ramieh, dans le même caza. Selon des sources locales, les soldats ont piégé une maison avant de la faire exploser, la détruisant entièrement.

Par ailleurs, l’armée libanaise avait annoncé que, le 15 février 2026, à la suite de la chute d’un drone israélien transportant des explosifs dans les environs de Houla (caza de Marjayoun), une patrouille s’était rendue sur place pour l’inspecter avant de le faire exploser de manière contrôlée.

Une autre frappe israélienne a visé, dimanche soir, un véhicule à la frontière libano-syrienne, entre le poste-frontière de Masnaa et Jdeidet Yabous. Selon l’Agence nationale d’information (ANI), un drone israélien «a visé une voiture à la frontière libano-syrienne», tuant quatre personnes. Quatre fortes explosions ont été entendues dans les villages avoisinants.

Les équipes de la Défense civile ont éteint l’incendie du véhicule ciblé et extrait quatre corps. Le ministère libanais de la Santé a confirmé ce bilan. Selon l’ANI, l’un des morts est un ressortissant syrien, Khaled Mohammad al-Ahmad, et le véhicule visé était un taxi de type Hyundai Tucson.

L’armée israélienne a déclaré avoir «frappé des terroristes du Jihad islamique palestinien dans la région de Majdal Anjar», dans l’est du Liban. 

L’armée israélienne affirme généralement viser le Hezbollah pro-iranien, mais également le Hamas et le Jihad islamique palestiniens. La frappe de dimanche semble être la première annoncée par Israël contre le Jihad islamique depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Durant les affrontements entre Israël et le Hezbollah, déclenchés dans le sillage de la guerre dans la bande de Gaza, des membres du Jihad islamique avaient déjà été tués. Le Jihad islamique et le Hamas avaient revendiqué des attaques et des tentatives d’infiltration à partir du territoire libanais.

Depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, plus de 370 personnes ont été tuées dans des raids israéliens au Liban, selon un décompte de l’AFP basé sur les données du ministère libanais de la Santé.

Conformément à l’accord de cessez-le-feu, l’armée libanaise avait annoncé en janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne. Si certaines factions palestiniennes ont remis leurs armes aux autorités libanaises l’an dernier, ni le Hamas ni le Jihad islamique n’ont annoncé leur intention de faire de même.

Avec AFP

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