Trump appelle le Hamas à «une démilitarisation complète et immédiate»
Le président américain Donald Trump fait un geste en direction des médias après être descendu d’Air Force One à l’aéroport international de Palm Beach, le 13 février 2026, à West Palm Beach, en Floride. ©Nathan Howard / Getty Images North America / Getty Images via AFP

Le président américain Donald Trump a exhorté dimanche le Hamas à avancer vers le désarmement dans le cadre de son plan pour l’après-guerre à Gaza, affirmant que des membres de son «Conseil de paix» avaient promis cinq milliards de dollars pour la reconstruction du territoire palestinien.

«Très important, le Hamas doit respecter son engagement en faveur d’une démilitarisation complète et immédiate», a écrit le président sur sa plateforme Truth Social, avant une réunion du Conseil prévue le 19 février à Washington.

Le désarmement constitue un élément clé de la deuxième phase du plan de cessez-le-feu négocié par les États-Unis et conclu en octobre entre Israël et le mouvement palestinien pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël en octobre 2023. Les Nations unies ont entériné ce plan en novembre.

Cette deuxième étape prévoit un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza et le désarmement du Hamas, avec le déploiement d’une force internationale de stabilisation chargée d’assurer la sécurité.

Le Hamas a répété que le désarmement constituait une ligne rouge, tout en laissant entendre qu’il pourrait envisager de remettre ses armes à une future autorité palestinienne. Les deux camps s’accusent quotidiennement de violations de la trêve.

Initialement pensé pour superviser la reconstruction de Gaza, le mandat du « Conseil de paix » ne semble toutefois pas limiter son rôle au seul territoire palestinien. «Le Conseil de paix a un potentiel illimité», a déclaré Donald Trump dimanche.

Après une première réunion en marge du Forum économique mondial de Davos le mois dernier, l’instance doit se retrouver jeudi dans la capitale américaine. Les pays ont été invités à verser un milliard de dollars pour obtenir un siège permanent, et l’invitation adressée au président russe Vladimir Poutine, dont le pays a envahi l’Ukraine en 2022, a suscité des critiques.

Plusieurs alliés clés des États-Unis, dont la France et le Royaume-Uni, ont exprimé leurs doutes.

Le président américain a précisé que les cinq milliards de dollars promis par les États membres seraient annoncés officiellement à cette occasion et que les participants «ont également engagé des milliers de personnels au sein de la force internationale de stabilisation et de la police locale pour maintenir la sécurité et la paix pour les Gazaouis».

Donald Trump a assuré que l’organisation travaillerait «de concert» avec les Nations unies. «Le Conseil de paix se révélera être l’organe international le plus déterminant de l’histoire», a-t-il affirmé.

Dans le cadre du plan de cessez-le-feu, un comité technocratique palestinien a également été mis en place avec pour objectif de prendre en charge la gouvernance de la bande de Gaza, ravagée par la guerre.

AFP

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