Couac politique et sportif à Cortina. Le porte-drapeau ukrainien Vladislav Heraskevych, qui devait disputer jeudi le skeleton, a été disqualifié par le CIO, au bout de plusieurs jours de palabres, en raison de sa ferme intention de porter un casque mémoriel lié au conflit avec la Russie.
Ukraine: le porte-drapeau perd son bras de fer
Le porte-drapeau ukrainien Vladislav Heraskevych, engagé en skeleton avec une chance réelle de médaille, devait s'élancer à partir de 09h30 sur la piste de Cortina. Mais, malgré des pourparlers jusqu'à la dernière minute, il a finalement été disqualifié par le CIO. En cause, sa ferme intention, malgré l'opposition de l'instance olympique, de porter un casque honorant plusieurs coéquipiers tués lors du conflit avec la Russie, comme il l'avait fait lundi lors des premiers entraînements. Le CIO, soucieux de maintenir une neutralité politique «conforme à la règlementation», lui avait proposé de porter un brassard noir à la place de ce casque. En vain. «C'est le prix de notre dignité», a réagi sur X après sa disqualification Vladyslav Heraskevych, 27 ans, qui a reçu le soutien du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Ski alpin: Brignone juste à temps
Federica Brignone n'a pas encore de médaille autour du cou, mais elle a déjà gagné: gravement blessée à la jambe gauche en avril, l'Italienne a remporté une pénible course contre-la-montre afin d'être rétablie à temps pour les JO-2026 et le super-G.
Dix mois après une double fracture du tibia-péroné, elle va vivre le rendez-vous le plus important de sa carrière, à domicile.
Mais elle n'est pas la seule Italienne à pouvoir briller à Cortina. Après avoir complété sa collection de médailles en descente (3ᵉ dimanche après l'or en 2018 et l'argent en 2022), Sofia Goggia, leader de la Coupe du monde de la spécialité, a déjà l'esprit libéré.
L'Allemande Emma Aicher, après avoir tutoyé l'or en descente et combiné par équipes, vise aussi le plus beau métal.
Snowboard: Chloé Kim vise un triplé inédit
Superstar du half-pipe, la snowboardeuse américaine Chloé Kim ambitionne d'empocher un troisième titre consécutif, un exploit immense jamais réalisé, pas même par le légendaire Shaun White, titré en 2006, 2010, puis 2018 après avoir échoué au pied du podium en 2014.
Kim, 25 ans et championne olympique à Pyeongchang et Pékin, a écrasé la concurrence lors des qualifications mercredi dès son premier passage, en obtenant une note de 90,25 points. «Je me sens bien, j'ai réussi à poser tous les éléments de mon run final», a commenté l'athlète américaine.
Blessée à l'épaule à un mois des JO, elle n'a montré aucun signe de nervosité au moment de se lancer dans le half-pipe de Livigno et semble avoir éteint tous les doutes sur sa forme.
Ski de bosses: Kingsbury pour une quatrième médaille
Détenteur du plus beau palmarès de l'histoire de la discipline, Mikaël Kingsbury, vise une quatrième médaille olympique après l'argent en 2014 et 2022 et l'or en 2018.
Le Canadien de 33 ans à la longévité rare, archi-dominant depuis 14 ans, a atteint en janvier la barre des 100 victoires en Coupe du monde.
Devenu père il y a deux ans, le «King des bosses», porte-drapeau de son pays en Italie, a déjà prévenu qu'il pourrait tirer sa révérence à l'issue de la saison. Mais il espère réaliser un dernier coup d'éclat olympique.
Le Japonais Ikuma Horishima, médaillé de bronze 2022 et meilleur skieur du premier tour des qualifications, tentera de l'en empêcher.
Short track: Leerdam pour un doublé
Déjà championne olympique du 1.000 mètres, Jutta Leerdam, est prétendante à un autre podium, sur 500m cette fois. Talentueuse sur la glace, la Néerlandaise s'est aussi fait connaître en devenant une figure clivante de la culture «Pop-Sport».
Arrivée à Milan-Cortina en jet privé avec son compagnon, le boxeur-youtubeur américain Jake Paul, pendant que ses coéquipières voyageaient avec la délégation sur un vol commercial, la Néerlandaise ne passe pas inaperçue.
À Milan, elle retrouvera sa compatriote et plus grande rivale Femke Kok, qu'elle a devancée de justesse sur 1.000 mètres.
AFP



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