Iran: Washington veut renforcer sa présence militaire dans le Golfe en cas d’échec des négociations
Cette image, tirée d'une vidéo partagée par le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) le 15 mars 2025, montre un avion de chasse F/A-18 américain décollant d'un porte-avions en mer, dans le cadre d'opérations menées contre les Houthis au Yémen. ©Photo by DVIDS / AFP

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi envisager l’envoi d’un second groupe aéronaval de frappe au Moyen-Orient, afin de se préparer à une éventuelle action militaire si les négociations avec l’Iran venaient à échouer, selon une interview accordée au site Axios.

Cette annonce intervient alors que Washington et Téhéran ont repris vendredi dernier à Oman des discussions indirectes, les premières depuis la guerre de douze jours survenue en juin. En parallèle, les États-Unis ont engagé un important renforcement militaire dans le Golfe.

«Soit nous parvenons à un accord, soit nous devrons faire quelque chose de très dur, comme la dernière fois», a affirmé Donald Trump à Axios, se disant prêt à une option militaire si la voie diplomatique échouait. Le président américain a indiqué s’attendre à une deuxième série de discussions la semaine prochaine.

«Nous avons une armada qui se dirige vers la région, et une autre pourrait suivre», a-t-il ajouté, précisant qu’il réfléchissait à l’envoi d’un nouveau groupe aéronaval. Un responsable américain a confirmé que cette option faisait l’objet de discussions au sein de l’administration.

Actuellement, la région accueille déjà le porte-avions USS Abraham Lincoln et son groupe de frappe, comprenant des avions de combat, des missiles de croisière Tomahawk et plusieurs bâtiments d’escorte. 

Malgré ce durcissement militaire, Donald Trump a affiché un certain optimisme sur la piste diplomatique, estimant que l’Iran «veut conclure un accord très fortement», notamment en raison de la pression militaire américaine. «La dernière fois, ils ne croyaient pas que je passerais à l’acte», a-t-il déclaré, en référence aux frappes américaines contre des installations nucléaires iraniennes en juin. «Cette fois, les discussions sont très différentes.»

Téhéran a toutefois répété publiquement qu’il refusait de négocier sur d’autres sujets que son programme nucléaire, et qu’il n’entendait pas renoncer à son droit à l’enrichissement de l’uranium. Cette position alimente le scepticisme de responsables américains et israéliens, qui doutent de la possibilité d’un accord global, précise Axios.

Donald Trump a estimé qu’il était «évident» que tout accord devait couvrir le dossier nucléaire iranien, tout en jugeant possible d’aborder également la question des missiles balistiques. «Nous pouvons conclure un très bon accord avec l’Iran», a-t-il assuré.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu mercredi à Washington. Plus réservé sur les perspectives d’un accord, il a déclaré avant son départ vouloir présenter au président américain «les principes essentiels» qui, selon lui, doivent guider les négociations «pour la paix et la sécurité au Moyen-Orient».

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