Les États-Unis ont mené lundi une nouvelle frappe dans le Pacifique contre un bateau de trafiquants de drogue présumés, tuant deux personnes, a annoncé l'armée américaine, dans le cadre d'une campagne qui dure depuis six mois.
Avec cette nouvelle frappe annoncée sur X par le commandement militaire américain pour l'Amérique latine et les Caraïbes, ce sont au moins 130 personnes qui ont été tuées et 38 navires détruits depuis septembre et le début de la campagne américaine de frappes contre des embarcations de trafiquants présumés.
Une troisième personne, touchée par la frappe de lundi, a survécu, et les garde-côtes américains sont mobilisés pour la secourir, a précisé l'armée.
Il s'agit de la 3ᵉ frappe connue depuis le début de l'année, après celles du 23 janvier et du 5 février.
L'administration du président américain Donald Trump n'a jamais fourni de preuve solide permettant d'affirmer que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics.
La légalité de cette campagne, qui vise officiellement des cartels alimentant le trafic de drogue aux États-Unis, suscite un vif débat dans le monde et au sein de la classe politique américaine.
Des experts et des responsables de l'ONU ont ainsi dénoncé des exécutions extrajudiciaires.
C'est aussi au nom de la lutte contre les cartels de la drogue que les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse le 3 janvier à Caracas.
Ils sont accusés par la justice américaine de «narcoterrorisme» et d'importation de «tonnes de cocaïne». Le couple a immédiatement été transporté sur le sol américain et incarcéré. Tous deux ont plaidé non coupable devant un tribunal de New York et doivent comparaître de nouveau le 17 mars.
AFP



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