Poutine qualifie de «facteur stabilisant» l'alliance entre Moscou et Pekin, lors d'un entretien avec Xi
Lors d’un entretien avec Xi Jinping, Poutine souligne le rôle stabilisateur de l’alliance Moscou-Pékin dans un monde en crise. ©Suo Takekuma / POOL / AFP)

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié mercredi l'alliance politique, économique et sécuritaire entre Moscou et Pékin de «facteur stabilisant» dans le monde actuel, lors d'un entretien par visioconférence avec son homologue chinois Xi Jinping.

«Dans le contexte de turbulences croissantes, l'alliance entre Moscou et Pékin reste un important facteur stabilisant», a déclaré Vladimir Poutine, selon une vidéo diffusée par le Kremlin.

«Nous sommes prêts à poursuivre la coordination la plus étroite sur les questions de l'agenda global comme régional», a-t-il assuré.

Les deux pays entretiennent des liens économiques, diplomatiques et militaires étroits, qui se sont encore renforcés depuis le début de l'offensive russe à grande échelle en Ukraine en 2022.

Xi Jinping et Vladimir Poutine avaient échangé le 31 décembre des messages de vœux pour la nouvelle année.

M. Xi avait affiché son entente avec M. Poutine et lui avait déroulé le tapis rouge en l'invitant, avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, à un défilé militaire géant célébrant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, en septembre.

L'entretien de mercredi intervient au moment où les États-Unis affirment être proches de conclure un accord pour mettre fin au conflit en Ukraine.

Russes et Ukrainiens se retrouvent mercredi et jeudi pour de nouveaux pourparlers à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis.

Si la Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays - sous-entendu Ukraine comprise - elle n'a jamais condamné la Russie pour son offensive et se présente comme une partie neutre.

Elle réfute les accusations de fournir des armes létales à l'un ou l'autre camp, et de livrer des composants militaires à la Russie pour son industrie de défense. Elle renvoie aux Occidentaux le reproche de prolonger les hostilités en armant l'Ukraine.

Partenaire économique primordial de la Russie, elle est le premier pays acheteur de combustibles fossiles russes au monde, y compris de produits pétroliers, alimentant ainsi la machine de guerre.

Pékin considère Moscou comme un partenaire prioritaire dans l'ébauche d'un nouvel ordre mondial multipolaire post-occidental.

L'entretien de mercredi a lieu aussi alors que l'Iran, autre partenaire de la Chine, est sous pression après la répression sanglante en janvier d'un vaste mouvement contre le coût de la vie, notamment de la part des États-Unis, qui exigent un accord sur le nucléaire. Washington a répété ne pas écarter l'option militaire mais dit vouloir trouver un accord avec Téhéran.

AFP

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