Le ministère de l'Intérieur syrien a annoncé dimanche le démantèlement d'une cellule «terroriste» responsable de récentes attaques ayant visé un quartier de Damas, affirmant que les armes saisies provenaient du Hezbollah.
Les forces de sécurité ont mené des opérations «visant une cellule terroriste impliquée dans plusieurs attaques dans le secteur de Mazzeh et son aéroport militaire», a affirmé le ministère dans un communiqué, précisant que la cellule avait été démantelée et ses membres arrêtés.
Elles ont aussi «saisi un certain nombre de drones préparés pour être utilisés dans une attaque terroriste».
«Les premières investigations menées auprès des personnes arrêtées ont révélé leurs liens avec des entités étrangères, et que l'origine des roquettes et des plateformes de lancement utilisées lors des attaques, ainsi que des drones saisis, remonte à la milice libanaise du Hezbollah», précise le communiqué.
Le Liban et la Syrie partagent une frontière de 330 kilomètres réputée pour sa porosité.
Le Hezbollah a combattu aux côtés des troupes du président déchu Bachar al-Assad durant la guerre civile en Syrie et contrôlait alors des régions à la frontière libano-syrienne.
Après la chute de Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées, selon les autorités syriennes.
Le mois dernier, les autorités ont indiqué que trois roquettes avaient frappé le quartier de Mazzeh, dont l'une a endommagé une mosquée et une autre est tombée à proximité de l'aéroport militaire, sans faire de victimes.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait alors indiqué que la mosquée se trouvait dans une zone où habitent des hauts responsables des nouvelles autorités syriennes.
En décembre, l'agence de presse officielle Sana citait une source militaire affirmant que trois projectiles d'origine inconnue avaient visé une zone proche de l'aéroport militaire de Mazzeh, sans causer de dégâts ni faire de victimes.
Un mois plus tôt, une femme avait été blessée lors d'une attaque à la roquette ayant touché une maison dans le quartier de Mazzeh, Sana citant une source militaire selon laquelle l'attaque avait été menée «à l'aide de roquettes tirées depuis une plateforme mobile».
AFP



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