Issa el-Khoury: une liquidation partielle de l'or pour protéger la Banque du Liban des engagements à long terme
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Le ministre de l’Industrie, Joe Issa el-Khoury, a réfuté les accusations selon lesquelles une éventuelle liquidation partielle des réserves d’or servirait les intérêts des banques. «Cette affirmation est infondée. L’objectif n’est pas de sauver les banques, mais d’éviter d’entraver la Banque du Liban par des engagements à long terme, dans un contexte où le secteur bancaire est dépourvu de la liquidité nécessaire pour rembourser les déposants», a-t-il assuré.

Dans un message publié sur la plateforme X, le ministre a rappelé que la Gap Law impose à la Banque du Liban de restituer 80 % des dépôts supérieurs à 100.000 dollars, soit un montant estimé à environ 40 milliards de dollars. Le texte prévoit que ce remboursement s’effectue par l’émission de titres par la Banque centrale, adossés aux revenus potentiels de ses actifs.

Une architecture financière que M. Issa el-Khoury juge toutefois insuffisante. Selon lui, la Banque du Liban ne dispose pas des liquidités nécessaires pour honorer ces engagements et se verrait, en outre, liée par des obligations de long terme qu’il serait préférable d’éviter.

Dans ce contexte, le ministre défend l’idée d’une liquidation partielle des réserves d’or, à hauteur de 15 milliards de dollars. Cette somme servirait à acquérir des obligations émises par une entité financière de premier plan, comme un gouvernement européen ou la Banque mondiale. Une telle opération permettrait, selon lui, de libérer la Banque du Liban d’engagements pesant sur ses actifs pendant vingt ans ou plus, tout en garantissant aux déposants le remboursement de leurs fonds à l’échéance des titres.

M. Issa el-Khoury a enfin tenu à préciser que les réserves d’or ne constituent pas un bien de l’État libanais. «L’or appartient à la Banque du Liban et figure à son actif, au titre de ses avoirs», a-t-il, dans ce sens, souligné.

 

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