Trump parle au dirigeant syrien, assure que «tout se passe très bien»
Les États-Unis et leurs alliés s’inquiètent d’un «vide sécuritaire» en Syrie favorable à un regain de l’EI. ©SAUL LOEB / AFP

Donald Trump a dit mardi s’être entretenu avec le dirigeant syrien Ahmad al-Chareh, affirmant que «tout se passe très bien», alors que les forces gouvernementales syriennes et les combattants kurdes ont prolongé leur cessez-le-feu dans le nord du pays.

«J’ai eu une excellente conversation avec le très respecté président syrien, et tout ce qui concerne la Syrie et cette région se passe très bien, nous en sommes donc très heureux», a déclaré le président américain à la presse avant son départ pour l’Iowa.

Pour sa part, le président syrien a affirmé à son homologue américain «l’engagement total de la Syrie envers son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale, ainsi que la volonté de l’État de préserver ses institutions et de promouvoir la paix civile, soulignant l’importance d’unifier les efforts internationaux pour empêcher le retour des organisations terroristes, au premier rang desquelles l’EI», selon la présidence syrienne.

La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les États-Unis ont appelé mardi les forces gouvernementales syriennes et les combattants kurdes à «éviter tout vide sécuritaire» qui serait favorable aux jihadistes du groupe État islamique.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont conduit des frappes contre l’EI en Syrie ces dernières semaines, pour éviter une résurgence de l’organisation qui avait réussi à contrôler un vaste territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak durant les années 2010 avant d’être défaite par la coalition internationale en 2019.

L’appel entre MM. Trump et Chareh intervient avant le déplacement de ce dernier en Russie mercredi, où il doit rencontrer Vladimir Poutine, la deuxième rencontre entre les deux dirigeants depuis le renversement en 2024 de Bachar al-Assad, allié du Kremlin.

L’offensive lancée avec succès par les troupes gouvernementales de Damas et leurs alliés contre les territoires contrôlés jusqu’ici par la coalition des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominée par les Kurdes, a provoqué de grandes incertitudes autour des camps et prisons dans le nord-est du pays, où les FDS gardaient des milliers d’anciens jihadistes de l’EI et leurs familles depuis 2019.

Pour éviter des évasions et que des jihadistes puissent venir grossir les rangs de l’EI toujours active en Syrie, les États-Unis ont commencé à transférer des prisonniers, parmi lesquels des Européens, vers l’Irak voisin.

L’EI a regagné en vigueur depuis le renversement du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024 et l’installation à Damas du gouvernement du président Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste adoubé par la communauté internationale.

AFP

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