Israël revendique une série de frappes contre des infrastructures militaires du Hezbollah au Liban-Sud
L’armée israélienne annonce avoir ciblé des dépôts d’armes, une installation de la Force Radwan et d’autres infrastructures militaires du Hezbollah ©NNA

L’armée israélienne a mené dimanche soir et lundi matin une importante escalade militaire au Liban-Sud, avec des frappes aériennes massives revendiquées comme visant des infrastructures militaires du Hezbollah

À l’aube de lundi, des avions de combat israéliens ont mené des frappes contre les hauteurs d’Aqmata–Louaizé, dans la région de l’Iqlim al-Touffah.
Au matin, des tirs à l’arme automatique ont également été signalés depuis un site militaire israélien situé à Bayad, en direction des abords de la localité de Blida, selon des sources locales.

Des informations faisant état d’une incursion terrestre israélienne vers Meiss El-Jabal ont été démenties. Les lumières observées par certains habitants auraient été causées par des patrouilles israéliennes régulières le long de la route militaire longeant la barrière technique.

Une vague de frappes d’une ampleur inhabituelle en fin de journée dimanche soir.

Selon des sources locales et des médias libanais, des avions de chasse israéliens ont effectué quatorze frappes aériennes lourdes en trois vagues successives.
Dix frappes ont ciblé les hauteurs de Meidoun et Jbour, deux autres ont visé le Wadi Barghaz, tandis que deux bombardements ont touché la zone de Kassaret al-Arouch, située entre les hauteurs de Rihan et Louaizé.

Ces frappes ont provoqué de vastes incendies dans plusieurs zones montagneuses et boisées du sud du Liban. Les équipes de la Défense civile libanaise ont rencontré de grandes difficultés pour accéder aux zones touchées en raison du relief escarpé, des incendies nocturnes et de la persistance des risques liés aux bombardements. Les opérations d’extinction étaient toujours en cours plusieurs heures après les frappes.

Des médias libanais ont rapporté l’utilisation présumée de bombes pénétrantes de type GBU, également qualifiées de munitions sismiques, conçues pour détruire des infrastructures fortifiées et souterraines. Ces informations n’ont pas été officiellement confirmées par l’armée israélienne.

L’armée israélienne revendique des frappes ciblées contre le Hezbollah

Dans plusieurs déclarations successives, les porte-parole de l’armée israélienne ont indiqué que les frappes visaient des dépôts d’armes, des infrastructures militaires ainsi qu’un complexe militaire utilisé par l’unité d’élite Force Radwan du Hezbollah.

Selon l’armée israélienne, ces sites auraient été utilisés pour la reconstitution des capacités militaires du Hezbollah, notamment dans le cadre de préparatifs d’attaques contre les forces israéliennes et le territoire israélien.
L’armée israélienne affirme que les infrastructures visées faisaient partie d’un réseau militaire dissimulé, comprenant des entrepôts de moyens de combat et des installations opérationnelles, parfois implantées au sein ou à proximité de zones civiles.

L’armée israélienne considère que ces activités constituent une violation flagrante des arrangements sécuritaires existants entre Israël et le Liban et affirme qu’elle continuera à agir «aussi longtemps que nécessaire» pour éliminer toute menace à la sécurité d’Israël.

 

Annonce israélienne d’une opération ciblée

Dans une déclaration séparée, Captain Ella, porte-parole militaire israélien, a annoncé l’élimination d’un homme présenté comme un responsable de l’artillerie du Hezbollah dans le village d’Arzoun. Selon elle, l’homme aurait exercé une activité civile tout en occupant un rôle militaire opérationnel au sein du mouvement. 

Le Liban dépose une plainte à l’ONU 

Le Liban a officiellement adressé au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l’ONU une plainte détaillant 2 036 violations israéliennes entre octobre et décembre 2025.

Le ministère des Affaires étrangères demande que le document soit diffusé à tous les États membres. La lettre souligne le non-respect par Israël de la résolution 1701 (2006) et de l’annonce de cessation des hostilités, et appelle le Conseil à contraindre Tel-Aviv à «retirer ses troupes et cesser ses agressions».

Le gouvernement libanais réaffirme son engagement à étendre le monopole de l’État sur les armes et à négocier avec Israël pour mettre fin à l’occupation, tout en respectant l’armistice de 1949 et l’initiative de paix arabe de 2002.

 


 

 

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