Un parti kurde iranien accuse Téhéran d’avoir visé au drone ses locaux en Irak
Un parti kurde iranien réfugié en Irak a accusé mercredi Téhéran d’avoir mené des frappes sur ses locaux, tuant un de ses membres et en blessant plusieurs autres. ©Tobias SCHWARZ / AFP

Un parti kurde iranien réfugié en Irak a accusé mercredi Téhéran d’avoir mené des frappes sur ses locaux, tuant un de ses membres et en blessant plusieurs autres.

L’attaque de drone et de roquettes s’est produite à l’aube et «a visé un des bâtiments de l’Armée nationale du Kurdistan», a affirmé le Parti de la liberté du Kurdistan (PAK), en référence à un groupe armé opérant sous son autorité.

«Nous pensons avoir été visés (…) car nous avons appelé aux manifestations en Iran contre le régime et aussi parce que nous disposons d’une force armée organisée et entraînée», a ajouté le responsable du parti.

Installées en Irak depuis les années 1980 – avec la bénédiction de Saddam Hussein en pleine guerre avec le voisin iranien – les factions de l’opposition kurde iranienne sont qualifiées de «terroristes» et «séparatistes» par l’Iran, qui les accuse d’attaques contre les forces iraniennes.

Toujours réfugiés au Kurdistan d’Irak, région autonome frontalière de l’Iran, ces mouvements armés ont toutefois largement abandonné leur insurrection pour se concentrer sur le militantisme politique.

Mais ils disposent de combattants, qui s’entraînent au maniement des armes sur des bases dans les montagnes du Kurdistan d’Irak (nord).

Durant les manifestations en Iran en 2022, déclenchées par la mort de la jeune Kurde iranienne Mahsa Amini, Téhéran avait bombardé ces groupes à plusieurs reprises, et notamment le PAK.

L’Iran a été secoué début janvier par des manifestations violemment réprimées, ayant fait plusieurs milliers de morts.

 

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire