Benjamin Netanyahou a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son «Conseil de paix», a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien.
«Benjamin Netanyahou a (…) accepté l’invitation du président américain Donald Trump à rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix, qui sera composé de dirigeants de pays du monde entier», indique un bref communiqué de son bureau.
Le «Conseil de paix» avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Mais le projet de «charte» présenté par M. Trump accorde à ce dernier, en tant que président de cet organisme, des pouvoirs très étendus et révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien : celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.
La création du «Conseil de paix», prévue par le plan de M. Trump pour Gaza, a bien été endossée, comme le reste de cette initiative, par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais «strictement à cette fin», a rappelé lundi Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.
Sous la pression des États-Unis, un cessez-le-feu très fragile est entré en vigueur le 10 octobre, un peu plus de deux ans après le début de la guerre de Gaza déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.
Les États-Unis ont annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de M. Trump censé mettre fin à la guerre, alors que les deux belligérants s’accusent mutuellement de violer la trêve de façon quotidienne.
Le gouvernement de M. Netanyahou menace régulièrement de reprendre l’offensive si le Hamas n’accepte pas de désarmer conformément à ses exigences.
Outre le désarmement du Hamas, la deuxième phase du plan Trump prévoit un retrait israélien graduel de la bande de Gaza et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
M. Netanyahou répète régulièrement son opposition à la création d’un État palestinien.
AFP



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