L’Irak prend le contrôle de la base Aïn al-Assad après le départ des États-Unis
Une photo prise le 13 janvier 2020, lors d’une visite de presse organisée par la coalition dirigée par les États-Unis contre les vestiges du groupe État islamique, montre l’intérieur de la base militaire d’Aïn al-Asad, qui accueille des soldats américains et étrangers dans la province d’Al-Anbar, dans l’ouest de l’Irak. ©Ayman Henna / AFP

L’Irak a annoncé dimanche que les forces de la coalition dirigée par les États-Unis avaient terminé leur retrait des bases situées sur le territoire fédéral du pays, excluant la région autonome du Kurdistan au nord.

«Nous annonçons aujourd’hui… l’achèvement de l’évacuation de toutes les bases militaires et des quartiers généraux de commandement dans les zones fédérales officielles d’Irak des conseillers» de la coalition dirigée par les États-Unis, a déclaré le comité militaire chargé de superviser la fin de la mission de la coalition.

Avec ce retrait, «ces sites passent sous le contrôle total des forces de sécurité irakiennes», a-t-il précisé, ajoutant qu’ils entreront dans «la phase des relations de sécurité bilatérales avec les États-Unis».

La grande majorité des forces de la coalition s’étaient déjà retirées des bases irakiennes dans le cadre d’un accord conclu en 2024 entre Bagdad et Washington, qui prévoyait la fin de la mission en Irak d’ici fin 2025 et dans la région du Kurdistan d’ici septembre 2026.

Les troupes américaines et alliées étaient déployées en Irak et en Syrie depuis 2014 pour lutter contre le groupe État islamique (EI), qui avait alors conquis de vastes territoires dans les deux pays pour y établir son soi-disant « califat ».

Le groupe djihadiste a été défait territorialement en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, mais continue d’opérer via des cellules dormantes.

Le comité militaire a indiqué dimanche que les forces irakiennes étaient désormais «pleinement capables d’empêcher la réapparition de l’EI en Irak et son infiltration à travers les frontières».

«La coordination avec la coalition internationale se poursuivra pour l’élimination complète de la présence de l’EI en Syrie», a-t-il ajouté, soulignant le rôle logistique de la coalition depuis la base aérienne d’Erbil, capitale de la région du Kurdistan.

En décembre, deux soldats américains et un interprète civil ont été tués en Syrie lors d’une attaque attribuée à l’EI, ravivant les craintes d’une résurgence.

Le communiqué précise que les opérations anti-EI seront coordonnées avec la coalition depuis la base d’Aïn al-Assad, dans la province d’Anbar, à l’ouest de l’Irak.

Bien que les attaques de l’EI aient fortement diminué ces dernières années, le groupe reste présent dans les zones montagneuses du pays. Selon un rapport du Conseil de sécurité de l’ONU publié en août : «En Irak, le groupe s’est concentré sur la reconstruction de réseaux le long de la frontière syrienne et le renforcement de sa capacité dans la région de la Badia».

AFP

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