Venezuela: la présidente par intérim évoque une «réforme partielle» de la loi sur le pétrole
Alors que le Venezuela tente de relancer une industrie pétrolière en crise, Delcy Rodriguez demande au Parlement d’approuver une «réforme partielle» de la loi sur le pétrole, après la conclusion de nouveaux accords avec Washington et malgré des années de sanctions et de déclin de la production. ©Pedro Mattey / AFP

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a évoqué jeudi dans un discours devant l'Assemblée nationale, une «réforme partielle» de la loi sur le pétrole, moins de deux semaines après l'intervention américaine qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro.

Mme Rodriguez n'a pas donné d'indications précises sur le texte de loi dans son discours sur l'état de la nation, mais a brandi un dossier rouge devant les élus, tout en déclarant: «Je demande à cet organe législatif d'approuver cette réforme partielle».

Le secteur pétrolier du pays, qui dispose des plus grandes réserves de la planète, est en mauvais état et nécessite d'immenses investissements, tant pour rénover les infrastructures existantes que pour exploiter de nouveaux gisements.

Le pétrole est la principale source de revenus du pays.

L'ensemble du secteur a été nationalisé en 1976 et il existe de nombreuses restrictions pour les entreprises voulant travailler dans le secteur.

Cette réforme intervient alors que la présidente a signé des accords pétroliers avec les États-Unis et que le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises qu'il allait gérer le pétrole vénézuélien.

Le pays dispose des plus grandes réserves du monde avec 303.221 millions de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267.200 millions) et l'Iran.

Toutefois, des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait chuter la production d'un pic plus de 3 millions de baril/jour (bj) à un plus bas historique d'un peu plus de 350.000 bj en 2020. Le pouvoir a fait des efforts pour redresser la barre et atteindre 930.000 bj en 2025, selon l'Opep. La production avoisinerait actuellement 1,2 million b/j selon les autorités.

Les États-Unis avaient durci leur embargo pétrolier sur le Venezuela en 2019 après la réélection contestée de Maduro en 2018. Le pays exportait alors son pétrole au noir et avec des rabais mais surtout n'attirait plus d'investisseurs.

La compagnie géante publique Pétroleos de Venezuela (PDVSA) a annoncé la semaine dernière avoir conclu un accord avec les États-Unis pour la «vente de volumes de brut» selon un schéma similaire à celui de Chevron, qui dispose d'une licence spéciale d'exploitation octroyée par les États-Unis pour travailler au Venezuela malgré les sanctions.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire