L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont œuvré pour dissuader le président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran en riposte à la répression sanglante des manifestations, et mis en garde contre «de graves répercussions pour la région», a déclaré jeudi un haut responsable saoudien.
Depuis le début le 28 décembre d’un vaste mouvement de contestation, le président américain a multiplié les menaces d’intervention militaire contre l’Iran, avant d’affirmer mercredi avoir été informé «par des sources très importantes» que «les tueries ont pris fin» et que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement «pas lieu».
«On observera ça et on verra quelle est la suite», a-t-il ajouté à propos d’une éventuelle action militaire.
«Efforts de dernière minute»
Un haut responsable saoudien a déclaré que l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient œuvré pour dissuader Donald Trump d’attaquer l’Iran et mis en garde contre «de graves répercussions pour la région».
Les trois pays du Golfe «ont mené des efforts diplomatiques intenses de dernière minute pour convaincre le président Trump de donner à l’Iran une chance de montrer ses bonnes intentions», a-t-il précisé.
«La communication se poursuit pour consolider la confiance acquise et le climat positif actuel», a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que son pays se défendrait «contre toute menace étrangère» et a souligné «l’importance d’une condamnation internationale de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures des pays de la région».
La Turquie s’est dite «opposée à toute opération militaire en Iran», tandis que la Chine a indiqué s’opposer à «l’usage de la force dans les relations internationales».
«Peine de prison»
Les États-Unis et les ONG de défense des droits humains se sont inquiétés du sort d’Erfan Soltani, 26 ans, craignant son exécution.
Le pouvoir judiciaire iranien a toutefois démenti qu’il ait été condamné à mort, précisant que les chefs d’accusation retenus contre lui n’entraînent pas la peine capitale : «S’il est reconnu coupable, il sera condamné à une peine de prison».
Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 3 428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, un chiffre qualifié de «minimum absolu».
Les autorités iraniennes ont promis des procès «rapides» et «publics», tout en affirmant que «le calme règne» désormais dans le pays.
Avec AFP



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