Les États-Unis gèlent les procédures de visas pour 75 pays
Le «tsar des frontières» de la Maison-Blanche, Tom Homan, s’adresse à la presse devant l’aile Ouest de la Maison-Blanche à Washington, le 14 janvier 2026. ©Oliver Contreras / AFP

Les États-Unis ont annoncé mercredi le gel pour 75 pays de toutes les procédures de visas d'immigrants, destinés aux personnes qui envisagent d'y résider de manière permanente, dans le cadre de la lutte contre l'immigration lancée par Donald Trump depuis son retour au pouvoir.

«L'administration Trump met fin aux abus du système d'immigration américain par ceux qui cherchent à s'enrichir aux dépens du peuple américain», a déclaré Tommy Pigott, porte-parole du département d'État.

«Le traitement des visas d'immigrants provenant de ces 75 pays sera suspendu pendant que le département d'État réévalue les procédures d'immigration afin d'empêcher l'entrée de ressortissants étrangers qui pourraient bénéficier de l'aide sociale et des prestations publiques», a-t-il ajouté dans un courriel.

Auparavant, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, avait repartagé sur X un article publié sur le site internet de la chaîne Fox News.

La mesure s'applique aux visas d'immigrants, par opposition aux visas non-immigrants qui permettent d'entrer temporairement aux États-Unis, et concerne entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d'Afghanistan, du Brésil, d'Iran, d'Irak, d'Égypte, du Nigeria, de Thaïlande et du Yémen.

Le département d'État n'a pas immédiatement publié la liste complète des pays concernés.

Le gel débutera le 21 janvier sans date de fin précise, a précisé un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Le président américain ne fait pas mystère de sa volonté de réduire l'immigration des personnes qui ne sont pas d'origine européenne.

Il a qualifié les Somaliens de «déchets» qui devraient «retourner d'où ils viennent» et s'est dit ouvert à l'idée que des Scandinaves s'installent aux États-Unis.

Le département d'État a annoncé lundi avoir révoqué plus de 100.000 visas depuis le retour de Trump, un record en un an.

Le mois dernier, le ministère de la Sécurité intérieure a affirmé que l'administration Trump avait expulsé plus de 605.000 personnes et que 2,5 millions d'autres étaient parties de leur propre chef.

Cette dernière mesure n'affecte pas les visas de tourisme ou d'affaires, ni donc les supporters désireux de se rendre à la Coupe du monde de football l'été prochain aux États-Unis, bien que l'administration Trump se soit engagée à vérifier l'historique des réseaux sociaux de tous les demandeurs.

AFP

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