Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé mardi que le pouvoir en Iran vivait ses «derniers jours et dernières semaines», au moment où les autorités iraniennes sont accusées de réprimer dans le sang de vastes manifestations.
«Lorsqu’un régime ne peut se maintenir au pouvoir que par la violence, il est de facto à bout de souffle. Je pars du principe que nous voyons là les derniers jours et semaines de ce régime», a-t-il dit au cours d’un déplacement à Bangalore, dans le sud de l’Inde, selon des propos retransmis par la télévision allemande.
Le pouvoir à Téhéran ne dispose «de toute façon d’aucune légitimité issue d’élections populaires», a encore dit Friedrich Merz, au second jour de sa visite en Inde.
Le dirigeant allemand a néanmoins dit espérer une issue «pacifique».
L’Allemagne est «en étroite concertation avec le gouvernement américain et avec les gouvernements européens» afin de faire en sorte qu’une transition «pacifique vers un gouvernement démocratiquement légitimé puisse avoir lieu en Iran», selon M. Merz.
Le chancelier s’est inquiété de la «propension toujours plus grande à la violence de la police et des prétendus Gardiens de la révolution en Iran contre leur propre population», lançant un appel «au régime des mollahs» pour qu’il «cesse immédiatement ces violences».
AFP
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