Iran : plus de 1 200 arrestations et 35 morts depuis le début des manifestations
Commerçants et boutiquiers traversent un pont lors d’une manifestation contre la situation économique et la monnaie en difficulté de l’Iran, à Téhéran, le 29 décembre 2025. ©HANDOUT / FARS NEWS AGENCY / AFP

Les manifestations en Iran, qui entrent dans leur neuvième jour, ont déjà fait au moins 35 morts et plus de 1 200 arrestations, selon l’Human Rights Activists News Agency, rapporté par The Guardian. Les protestations ont touché 27 des 31 provinces du pays, déclenchées initialement par la hausse des prix et l’inflation galopante, mais désormais alimentées par des revendications plus larges contre la corruption et pour des réformes politiques profondes.

Parmi les victimes, 29 manifestants, quatre enfants et deux membres des forces de sécurité iraniennes ont été tués. Selon l’agence semi-officielle Fars, environ 250 policiers et 45 membres des forces volontaires Basij ont été blessés lors des manifestations.

Des chiffres officiels publiés lundi indiquent que l’inflation a atteint 52,6 % en décembre. Cette inflation, combinée à l’effondrement de la valeur du rial, a déclenché les manifestations qui ont débuté dans le bazaar de Téhéran, mais qui se sont désormais étendues à plus de 100 villes et localités, y compris de nombreuses petites villes.

Des arrestations massives ont été signalées, y compris dans des lieux d’enseignement : la police est intervenue à l’Université de Birjand, dans le sud-est du pays, pour arrêter des étudiants, rapporte The Guardian.

Les violences interviennent alors que le président iranien, Masoud Pezeshkian, a annoncé des réformes économiques, notamment la suppression du système de taux de change préférentiel, destiné à réduire la corruption mais susceptible de provoquer une hausse temporaire des prix alimentaires.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé l’Iran à respecter le droit de protester pacifiquement, soulignant la nécessité de prévenir tout nouveau décès.

Malgré les annonces de concessions économiques, le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, a déclaré que la période d’«apaisement était terminée et a accusé les États-Unis et Israël de soutenir les manifestations, avertissant que de nouvelles concessions ne seraient pas accordées.

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