Chute de Maduro : Un séisme géopolitique mondial
©Ici Beyrouth

Ce matin, le monde s’est réveillé sous le choc d’images d’une ampleur historique. Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé qu’une offensive militaire américaine menée contre le Venezuela avait abouti à la capture de Nicolás Maduro, chef de l’État vénézuélien depuis plus d’une décennie, ainsi que de son épouse, et à leur « exfiltration » hors du pays.
Selon le président américain, l’opération, qualifiée de « frappe à grande échelle », a visé des cibles à Caracas et dans plusieurs États vénézuéliens.

Ce qui se déroule est bien plus qu’un simple épisode de guerre : c’est la rupture brutale de l’ordre politique au Venezuela, pays longtemps gouverné par le chavisme et symbole de l’opposition à l’influence américaine.

Maduro, accusé par Washington de narcotrafic et de corruption et visé par des poursuites judiciaires depuis plusieurs années, avait déjà fait l’objet de pressions croissantes et de sanctions.

De Caracas à Washington, les réactions divergent radicalement. Le gouvernement vénézuélien parle d’« agression militaire » et d’« attaque impérialiste », dénonçant une violation flagrante de la souveraineté nationale. Dans son appel à la mobilisation, il a décrété l’état d’urgence.

Aux États-Unis, l’opération est saluée par l’exécutif comme un succès historique, une démonstration de force et une réponse à ce que l’administration qualifie de menace persistante liée au trafic de drogue et à la corruption.

Mais derrière les annonces officielles se dessinent des questions profondes :
Quel est le statut juridique de cette opération sur le plan du droit international ?
Que va-t-il se passer à présent ?
Un vide politique va se créer au Venezuela, géant pétrolier. Il faudra attendre pour voir quelles forces s’y engouffreront.

La région, déjà marquée par des crises sociales, économiques et politiques depuis des années, est désormais plongée dans l’inconnu. Les puissances étrangères, de la Colombie en passant par Moscou et Pékin, observeront chaque mouvement avec attention. Pour le moment, ces pays condamnent de manière prudente. Pour les Vénézuéliens, plongés dans la pauvreté et largement opposés à Maduro, la perspective d’une transition, pacifique ou non, dépendra des récits qui émergeront dans les prochaines heures.

Ce matin, plus que jamais, l’Amérique latine est au carrefour d’une page nouvelle, incertaine, instable, mais indubitablement historique.

Cette chute brutale du pouvoir chaviste aura également des répercussions bien au-delà du continent américain.
Si la disparition de Maduro du jeu politique se confirme, le régime iranien perdrait l’un de ses alliés les plus constants en Amérique latine, un partenaire diplomatique, économique et symbolique dans sa stratégie de contournement de l’isolement international. Depuis des années, Caracas et Téhéran coopèrent étroitement, affichant une hostilité commune à Washington.

Dans le même mouvement, le Hezbollah, dont les réseaux en Amérique latine ont régulièrement été pointés par des services de renseignement occidentaux, verrait lui aussi s’affaiblir son point d’appui stratégique. Le Venezuela de Maduro constituait un environnement politique favorable, sinon protecteur, pour ses relais d’influence. La fin du régime pourrait donc redessiner, voire refermer, certains corridors géopolitiques longtemps tolérés.

Commentaires
  • Aucun commentaire