L’intervention américaine au Venezuela a immédiatement ravivé les tensions diplomatiques, déclenchant une cascade de réactions contrastées sur la scène internationale:
Russie
La Russie a condamné samedi l’action militaire américaine au Venezuela, estimant qu’il n’existait aucune justification valable à cette attaque et que «l’hostilité idéologique» avait pris le pas sur la diplomatie.
«Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela. C’est profondément préoccupant et condamnable», a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
«L’hostilité idéologique a triomphé du pragmatisme», a-t-il ajouté.
La Russie a demandé samedi des éclaircissements "immédiats" sur la situation du président vénézuélien, Nicolas Maduro, se disant "extrêmement alarmée" par les informations indiquant qu'il a été "emmené de force" hors du pays.
«Nous sommes extrêmement alarmés par les informations selon lesquelles le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse auraient été emmenés de force hors du pays à la suite de l'agression aujourd'hui par les États-Unis», a déclaré le ministère des Affaires étrangères russe dans un communiqué, demandant «des éclaircissements immédiats sur cette situation».
États-Unis
Le président Donald Trump a déclaré samedi que les forces américaines avaient capturé le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro après avoir lancé une «frappe de grande ampleur» contre le pays sud-américain.
«Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe de grande ampleur contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolás Maduro, qui a été capturé, ainsi que son épouse, puis évacué du pays», a écrit Donald Trump sur Truth Social.
Le président américain a indiqué qu’il tiendrait une conférence de presse à 11h00 (16h00 GMT) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.
Le numéro deux du Département d'État américain a déclaré que le Venezuela connaissait une «nouvelle ère» après l'annonce du président Donald Trump de la capture par les forces américaines du président vénézuélien, Nicolás Maduro.
«Une nouvelle ère pour le Venezuela ! Le tyran est parti. Il va désormais, enfin, répondre de ses crimes devant la justice», a écrit l'adjoint au secrétaire d'État, Christopher Landau, sur son compte X.
Espagne
Le gouvernement espagnol a proposé samedi de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les États-Unis, après les attaques aériennes américaines et l'annonce par le président Donald Trump de la «capture» de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro.
«L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant «à cet égard (...) disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle», rappelent également qu'elle n'avait «pas reconnu les résultats des élections du 28 juillet 2024», officiellement remportées par Nicolas Maduro, un résultat contesté par l'opposition.
Union européenne
La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a samedi appelé à la «retenue» et au respect du droit international au Venezuela, samedi après l'annonce par le président américain Donald Trump de la «capture» de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro.
Sur le réseau X, Kaja Kallas a précisé avoir eu un échange au téléphone avec le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, auquel elle a rappelé que l'UE contestait la légitimité démocratique de Nicolás Maduro. Mais «en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés. Nous appelons à la retenue», a-t-elle écrit.
Colombie
Le président colombien, Gustavo Petro, a dénoncé samedi une attaque aux «missiles» contre Caracas. «Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela», a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro.
M. Petro a demandé une réunion «immédiate» de l'Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la «légalité internationale» de cette «agression» contre le pays voisin.
Iran
L'Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné «fermement l'attaque militaire américaine». «Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l'attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du pays», a indiqué dans un communiqué la diplomatie iranienne, fustigeant «l'agression illégale des États-Unis», ennemi de la République islamique.



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