Tombes anciennes découvertes en Irak à cause de la sécheresse
Mossoul est riche en vestiges archéologiques. Des découvertes archéologiques sont visibles à l’intérieur d’un tunnel souterrain dans l’est de Mossoul, le 6 mars 2017. ©Aris Messinis / AFP

Des archéologues dans un Irak frappé par la sécheresse, ont découvert samedi 40 tombes anciennes après la baisse du niveau d’eau dans le plus grand réservoir du pays, a déclaré un responsable des antiquités.

Les tombes, datant de plus de 2 300 ans, ont été mises au jour sur les rives du réservoir du barrage de Mossoul, dans la région de Khanke, dans la province de Duhok, au nord du pays.

«Jusqu’à présent, nous avons découvert environ 40 tombes», a expliqué Bekas Brefkany, directeur des Antiquités de Duhok et responsable des fouilles sur le site.

Son équipe avait exploré la zone en 2023, mais n’avait alors repéré que des parties de quelques tombes. Elles n’ont pu être pleinement étudiées qu’après la baisse historique du niveau d’eau cette année, a précisé Brefkany.

Ces dernières années, des ruines millénaires ont déjà été mises au jour dans cette région, en raison de sécheresses qui touchent l’Irak depuis cinq années consécutives.

«Les sécheresses affectent de nombreux secteurs, comme l’agriculture ou l’électricité. Mais pour nous, archéologues… elles nous permettent de travailler sur des fouilles», a ajouté Brefkany.

Les nouvelles tombes dateraient de la période hellénistique ou hellénistique-séleucide, selon lui.

L’équipe s’emploie à les exhumer pour les transférer au musée de Duhok afin qu'ils soient étudiés et préservés avant que la zone ne soit de nouveau submergée.

L’Irak, particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique, subit des températures croissantes, un manque chronique d’eau et des sécheresses répétées.

Les autorités ont averti que cette année est l’une des plus sèches depuis 1933, les réserves d’eau n’atteignant que 8 % de leur capacité.

Elles imputent également aux barrages en amont construits en Iran et en Turquie une réduction drastique du débit des Tigre et Euphrate, qui irriguent l’Irak depuis des millénaires.

AFP

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