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Le réalisateur et producteur sud-coréen Park Chan-wook pose lors du photocall du film "No Other Choice"(Eojjeol Suga Eopda), présenté en compétition à la 82e Mostra internationale de Venise, au Lido de Venise, le 29 août 2025. ©Tiziana FABI / AFP

Vingt ans après sa dernière apparition à la Mostra de Venise, le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook revient sur le Lido avec No Other Choice, un thriller en compétition pour le Lion d’Or. Adapté du roman Le Couperet de Donald Westlake, ce nouveau long-métrage mêle satire sociale et comédie noire, en explorant la peur du licenciement et la dérive des individus prêts à tout pour un emploi, dans la droite ligne de l’univers du cinéaste de Old Boy.

Il a fallu 20 ans au réalisateur sud-coréen Park Chan-wook pour revenir à la Mostra de Venise et autant de temps au cinéaste chevronné pour réaliser son dernier film No other choice, présenté vendredi en avant-première sur le Lido.

Le réalisateur de Old Boy, film qui l'avait propulsé sur la scène internationale en 2004 après avoir remporté le Grand Prix à Cannes, y présente son dernier long-métrage.

Ce thriller, en lice pour le Lion d'Or, raconte l'histoire d’un employé de papèterie licencié qui décide d'éliminer ses concurrents potentiels pour décrocher un nouvel emploi.

L'intrigue, inspirée du roman Le Couperet de Donald Westlake, déjà adapté au cinéma en 2005 par Costa-Gavras, est une vieille obsession du réalisateur coréen.

«Peu importe où j'allais, j'en parlais, peu importe le pays, la culture, tout le monde pouvait se rapporter à l'histoire. Ce qui est intéressant, c'est qu'on m'a toujours dit, Oh, c’est une histoire tellement d'actualité», a-t-il déclaré aux journalistes lors de la conférence de presse du film.

«Quiconque tente de gagner sa vie dans la société capitaliste moderne actuelle partage cette peur profonde de perdre son emploi», a-t-il ajouté.

Le film aborde ce sujet social sérieux sans s'interdire de recourir à l'humour face aux obstacles de plus en plus extravagants que le protagoniste doit surmonter.

Ce n'est pas la première adaptation d'un livre au cinéma pour Park Chan-wook. Le film de vampire Thirst, ceci est mon sang sorti en 2009 était librement inspiré de Thérèse Raquin d'Emile Zola et Mademoiselle, romance lesbienne à suspense réalisée en 2016, est basé sur le roman Du bout des doigts, de l'autrice britannique Sarah Waters.

La dernière visite de Park Chan-wook à Venise remonte à 2005 avec Lady Vengeance, le dernier volet de sa trilogie sur la vengeance qui explorait la face sombre de l'humanité.

Il y avait remporté deux prix.

Le réalisateur, connu pour ses thrillers ultra-violents qui ont contribué à mettre le cinéma coréen en lumière sur la scène internationale, a aussi remporté un prix de la mise en scène à Cannes il y a trois ans pour Decision to Leave, un thriller romantique.

Maître de la comédie noire, Park Chan-wook est devenu une figure majeure de l'industrie cinématographique sud-coréenne, avec notamment Old Boy, film racontant la vengeance d'un homme emprisonné sans explication pendant 15 ans et considéré comme une œuvre culte.

Avec AFP

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