Le maire emprisonné d'Istanbul annonce l'arrestation de son avocat
Un drapeau turc avec une photo du père fondateur de l'État moderne turc Mustafa Kemal Ataturk est vu devant des policiers anti-émeutes turcs lors d'un rassemblement de soutien au maire d'Istanbul arrêté, près de l'hôtel de ville d'Istanbul, le 24 mars 2025. La police turque a arrêté plus de 1 100 personnes, dont des journalistes, depuis que l'arrestation du principal rival du président Recep Tayyip Erdogan a déclenché les pires troubles que le pays ait connus depuis des années, a déclaré un ministre le 24 mars 2025. © OZAN KOSE / AFP

Le maire emprisonné d'Istanbul Ekrem Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, a annoncé vendredi l'arrestation de son avocat Mehmet Pehlivan, demandant sa libération immédiate.

"Cette fois, c'est mon avocat Mehmet Pehlivan qui a été arrêté pour des motifs inventés de toutes pièces", a écrit sur X le maire d'opposition de la capitale économique turque, démis de ses fonctions et incarcéré dimanche.

"Comme si la tentative de coup d'État contre la démocratie ne suffisait pas, ils ne peuvent tolérer que les victimes de ce coup d'État se défendent", a ajouté M. Imamoglu, exigeant que son conseil soit "libéré immédiatement".

En parallèle, deux nouveaux journalistes, des femmes, couvrant les manifestations qui agitent le pays depuis l'arrestation le 19 mars de M. Imamoglu ont été arrêtées à l'aube vendredi, selon le syndicat des journalistes turcs (TGS).

Dix journalistes arrêtés et incarcérés en début de semaine ont été relâchés jeudi, dont un photographe de l'Agence France-Presse.

Les autorités, confrontées à une vague de contestation inédite depuis 2013, ont annoncé jeudi avoir arrêté 1.879 personnes depuis le 19 mars.

Parmi elles, 260 ont été incarcérées ou étaient en cours d'incarcération, tandis que plus de 950 avaient été remises en liberté, dont près de la moitié sous contrôle judiciaire, a indiqué le ministre turc de l'Intérieur, Ali Yerlikaya.

Avec AFP

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